Perspectives économiques 2025 : le FMI éclaire les étudiants de la FASEG sur les grands enjeux macroéconomiques

Perspectives économiques 2025 : le FMI éclaire les étudiants de la FASEG sur les grands enjeux macroéconomiques

La Faculté des sciences économiques et de gestion (FASEG) de l’Université de Lomé a servi de cadre, ce mardi 06 janvier 2026, à une conférence de haut niveau animée par le Fonds monétaire international (FMI), consacrée aux perspectives économiques mondiales et africaines pour l’année 2025. L’événement, organisé sur le campus Nord, a rassemblé étudiants, enseignants-chercheurs et responsables académiques autour d’échanges riches et instructifs.

Au cœur de cette rencontre, Racheeda Boukezia, Représentante résidente du FMI au Togo, a livré une analyse approfondie de la conjoncture économique internationale, marquée par des incertitudes persistantes, des pressions inflationnistes et des défis croissants liés à la dette publique. À travers une présentation structurée et accessible, elle a mis en perspective les tendances économiques attendues en 2025 et leurs répercussions sur les économies de l’Afrique subsaharienne.

Les discussions ont porté sur plusieurs axes majeurs, notamment les perspectives de croissance, l’évolution de l’inflation, la soutenabilité des finances publiques, les réformes structurelles nécessaires à la relance économique, ainsi que les enjeux liés à l’emploi et à la stabilité macroéconomique. La conférencière a insisté sur l’impératif, pour les États, d’adopter des politiques économiques prudentes, inclusives et orientées vers le long terme, afin de renforcer leur capacité de résilience face aux chocs externes.

Dans son exposé, la Représentante résidente du FMI a également attiré l’attention sur un groupe de quinze pays africains dont les performances économiques globales devraient connaître un repli à court terme. Parmi eux figurent le Bénin, la Tanzanie, le Togo, le Cap-Vert, Sao Tomé-et-Principe, la Côte d’Ivoire, le Libéria, le Malawi, les Comores, l’Afrique du Sud, Maurice, l’Éthiopie, Madagascar, le Kenya et le Lesotho. Cette situation s’explique, selon elle, par la persistance de fragilités structurelles, combinées à des contraintes macroéconomiques et financières.
S’agissant du Togo, Racheeda Boukezia a souligné que le pays fait partie des économies de l’Afrique subsaharienne présentant des vulnérabilités macroéconomiques élevées.

Celles-ci concernent notamment la gestion des finances publiques, l’exposition aux chocs extérieurs et la nécessité d’accélérer les réformes structurelles pour soutenir une croissance plus robuste, durable et inclusive.
Au-delà des indicateurs macroéconomiques, la conférencière a mis en exergue le rôle déterminant du capital humain, de la bonne gouvernance et de l’investissement productif dans la construction d’un modèle de croissance durable. Les échanges se sont poursuivis par une séance de questions-réponses dynamique, permettant aux participants de confronter les analyses du FMI aux réalités économiques locales et aux préoccupations des étudiants.

Faut-il noter qu’avec cette conférence, la FASEG confirme sa position de cadre privilégié pour la réflexion économique et le débat académique. Cette initiative du FMI contribue à renforcer les capacités analytiques des étudiants et à enrichir leur compréhension des politiques économiques contemporaines, tout en soulignant l’importance d’un dialogue constant entre le monde universitaire et les institutions financières internationales pour former les économistes et décideurs de demain.

Matthieu BIDA

Satellite d'Afrique

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