CUAD 1 : Lomé scelle en toute beauté les ambitions africaines sur la dette
La capitale togolaise a accueilli du 12 au 14 mai 2025 la 1ère édition de la Conférence de l’Union Africaine sur la dette (CUAD), un sommet stratégique qui a rassemblé des Chefs d’État et de Gouvernements africains, des Ministres des finances, des Gouverneurs des banques centrales, Représentants des ministères des Finances, des Institutions financières multilatérales africaines, des Communautés économiques régionales, des organisations des Sociétés civiles, des experts économiques, des partenaires techniques et financiers. La cérémonie de clôture de cette conférence de haut niveau s’est tenue, ce mercredi 14 mai à l’hôtel 2 Février de Lomé, où s’est dessinée une vision commune en faveur d’une gouvernance financière responsable et adaptée aux réalités du continent.

Organisée dans un contexte de pression croissante sur les finances publiques africaines, cette rencontre de haut niveau visait à repenser les mécanismes actuels de gestion de la dette et à renforcer la voix collective du continent dans les forums économiques mondiaux. Durant trois jours, les échanges ont porté sur des solutions innovantes pour sortir de la dépendance aux emprunts à conditions onéreuses et améliorer la transparence dans la gestion des ressources publiques.
Les représentants des Chefs d’État présents à cette conférence ont souligné la nécessité de mettre en place une architecture financière africaine plus robuste, capable de soutenir la croissance inclusive et durable. Une attention particulière a été portée à la réforme des politiques d’endettement, à la création de mécanismes de mutualisation des risques, ainsi qu’à l’élargissement de l’accès aux financements confessionnels et climatiques.

La déclaration finale adoptée à Lomé appelle à un rééquilibrage des relations entre l’Afrique et ses créanciers, ainsi qu’à une meilleure représentation du continent au sein des institutions financières internationales. Elle marque un tournant dans la volonté politique des dirigeants africains d’assumer davantage de leadership dans la gestion de leur avenir économique.

« La Conférence de Lomé est une
conférence historique sur la dette. Sur la base du discours historique aussi de Son Excellence Monsieur Faure Essozimna Gnassingbé Président du Conseil, discours au cours duquel il a donné des orientations . Les débats ont été faits », a déclaré M. Essowè Georges BARCOLA Ministre de l’Economie et des Finances du Togo
Au cours de ces trois jours de travaux dans la capitale togolaise, les experts sont parvenus à d’importantes conclusions relevant deux types de contraintes.
« Nous pouvons dire que la conférence a relevé deux types de contraintes concernant la dette africaine. La 1ère contrainte est propre aux pays africains. Propre d’abord à chacun de nos pays puisque les débats ont porté sur l’assainissement des cadres macro-économiques, la consolidation budgétaire de nos États donc chacun de nos pays doit faire un effort pour assainir le cadre macro-économique et parvenir à la consolidation budgétaire. Mais l’autre contrainte aussi se situe au niveau de nos institutions financières régionales qui doivent aussi faire un effort pour accompagner nos pays en mobilisant davantage des ressources concessionnelles. Les ressources concessionnelles comme vous le savez permettent de faire de recours à la dette mais qui pèsent moins sur les États », a précisé Monsieur le Ministre BARCOLA

Ce sommet de Lomé restera sans doute comme un jalon important dans la quête d’une souveraineté financière africaine, au service du développement et de la dignité des peuples.
Matthieu BIDA
